| Des voyages. Souvent intérieurs,
mais quelquefois tentés par de jolies excursions en solitaire
ou en tandem. Dans ces chansons, on s’attendrit devant une romance
inattendue entre deux tableaux suspendus au Musée d’Orsay,
on remarque des enfants qui canardent des pigeons du bout de l’index.
On s’offre quelques vertiges puisqu’on y parle d’amours
sans esbroufe, sans cynisme aucun. Pour tous ces oreillers que l’on
froisse de solitude, ces crimes silencieux que l’on a tous commis,
ces rédemptions auxquelles on ne croit pas vraiment.
Certains parleront sans doute de classicisme. On découvre
pourtant une voix sereine, où se barricadent quelques inquiétudes,
mais où les lèvres affûtent de jolis sourires.
Enthousiastes devant les mystères de la lingerie féminine,
prudents devant certaines soi-disant certitudes.
C’est peut-être tout simplement l’univers en
expansion d’un auteur-compositeur qui trouve que le monde
nous bouscule parfois sans ménagement, et qui tente tant
bien que mal de lui rendre la pareille. Les mots peuvent être
doux comme l’ouate et taillader à merveille quelques
idées reçues. Il faudrait davantage se méfier
des fausses gentillesses…
Frédéric Lorge
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