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Notes techniques sur les Paysages
Mentaux:
Les appareils à photographies instantanées
( type « Polaroïd » ) sont méprisés
par une grande partie de l’establishment photographique
: fabriqués généralement en plastique
( c’est-à-dire en partie à base de
pétrole), par une multinationale américaine,
ils appartiennent à une culture de la rapidité
dont font également partie les machines à
café industrielles
et les fast-food. Ils sont très populaires, ne
coûtent que trois fois rien et manquent donc de
noblesse.
Il est très difficile de faire une « bonne
» photo avec ce type de caméras : les lentilles
et les flashes sont mauvais. Les films, quoique très
chers, eux, sont peu sensibles, les instruments de réglages
sont quasi inexistants ou très sommaires et rien
n’est automatique sur les modèles de bas
de gamme, contrairement aux nouvelles générations
de machines « normales » à
photographier, avec lesquelles il est difficile de «
rater » une image.
Bref, toutes les conditions sont réunies pour mettre
au défi un esprit curieux.
Je travaille donc sur ce type de médium éminemment
contemporain et en ai démonté ses fonctionnements
de presque toutes les façons.
Les images « Paysages Mentaux » appartiennent
à mon dernier travail. Elles ont été
faites avec un Polaroïd 600 que m’a offert
ma voisine qui l’avait elle-même reçu
en cadeau à l’achat de 3 t-shirts. C’est
le tréfonds de la gamme de cette marque.
Les photos sont ensuite « tirées »
à des dimensions de 16,50 x 16,50 sur papier spécial.
La série se nomme « paysages mentaux »
car il n’y avait pas de paysages devant l’objectif.
Ils sont simplement le résultat d’une série
de procédés que j’ai eu l’occasion
de mettre au point ces dernières années
et que je maîtrise, à présent, suffisamment
pour me permettre de transférer d’un manière
précise, sur l’image, ce que j’ai en
tête.
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