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Marcher parmi les marbres et les siècles
Faire halte aux fontaines
d’un profil entrevu
qui te ressemble
M’abandonner aux jeux d’un dieu mortel

L’après-midi profère par tes lèvres
une hymne de clarté
- culte éphémère de notre éternité )
Mes liturgies les plus secrètes te répondent

La nuit transpercera le cri
L’orage habitera le souffle
Tous masques arrachés
tu mettras le feu à mon livre
Nous aimerons.

Ton poing cruel me tend le feu des apatrides

Est-ce déjà pour toi l’heure
où le front
de s’incliner dans les cendres
où la main
de retomber parmi les gravats

Il suffit que ta main
élève à ta lèvre gourmande
le vin de nos après-midi
- et le spectacle de ton corps se livre à moi
Comment pourrai-je t’oublier
quand tu pénètres l’ultime seuil de ma soif

Je me tiendrai
nu
dans l’ombre de cette ombre
aveugle
ébloui par sa nuit
et l’en boirai les trop brèves clartés charnelles

Entre les noces de l’amour et de la mort
Je célèbre ton ventre tes veines
la parole reconnue de tes solstices
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