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Donnez-moi des nouvelles
des embâcles de décembre
des oiseaux foudroyés sur le lac
Faites-moi rapport
sur les pylônes debout dans la nuit du Nord
sur le silence des seuils à l’aube
sur la vitre du dernier poème
où s’est penché votre visage

Il y a un temps pour le désert
où se cache le feu des sources
un temps pour la neige
où veille la patience des graines
Il y aura un temps
pour l’océan et les vendanges

La Lumière ne nous éclaire
qu’en contrepoids de l’ombre
Sans la nuit
saurions-nous que le jour existe
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