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Voilà si longtemps que j’attends :
oh ! les nuits, les saisons vides, les faux départs !
Adolescence encor vivace dans mon sang !
Silences de Jadis ! Aujourd’hui parole en aveu !

Voilà si longtemps que je t’attends :
ah ! mourir d’une telle attente vaine
et
dans l’insécurité d’aimer
malgré les maîtres de ta nuit
habiter tes lèvres et mon cri !



quelque chose de bleu sur les genoux, d’enfantin, d’éclaté,
quelque chose de cuir à la merci des guitares, d’atlantique,
d’irrémédiable et de perdu, quelque chose à quoi boire et rire,
quelque chose d’animal, de fusée, de bondissant et de mortel,
quelque chose de donné dans ma main droite, d’aveugle dans
le jeu du cerf-volant, d’écarlate équinoxe, d’alcool de chet
baker entre les plaies de nos lèvres après minuit, quelque
chose de neige et d’incandescence, d’assomption sur le seuil
des théâtres et de vaste déluge dans le golfe grand ouvert de nos bras,
quelque chose d’inexorable, quelque chose de bleu



Parfois, dans mon sommeil,
un poème se met à bouger, il m’éveille,
je le sens croître dans l’offrande des premiers
mots tracés sur la page blanche de ma nuit :

lui, le cruel nautonier,
et moi, l’aveugle, le soumis,
nous dérivons ensemble
sur la nef incertaine…

Mais il arrive qu’il suspende notre voyage
et me laisse sans autres mots sur les lèvres
que « caresse », « perte », « épaule », « demain »
et le crayon tombe de ma main,
ma main tombe de mon bras,
la nuit tombe,
le jour est encore loin.



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